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Entrevues avec d'anciens boursiers stagiaires

ENTREVUES AVEC D'ANCIENS BOURSIERS STAGIAIRES

Entrevue avec Siasia Morel

Siasia Morel a été boursier stagiaire de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant en 2005-2006. Son expérience à l'Assemblée nationale lui a permis d'être jumelé avec des députés des différents partis politiques ainsi que de faire une mission parlementaire en République d'Afrique du Sud, en compagnie de ses pairs. Nous avons rencontré Siasia Morel afin de lui demander en quoi et comment cette expérience à l'Assemblée nationale avait influencé son cheminement.

1. Qu'est-ce qui vous a incité à poser votre candidature pour ce stage ?

Je cherchais à me dénicher un stage au cours duquel je pourrais être associé de près à l'élaboration, la gestion et la coordination d'interventions de politiques publiques.

Le stage parlementaire de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant se démarquait par son originalité et comportait une richesse d'expérience qui me permettrait de relever de nouveaux défis. Ce sont donc les possibilités d'acquérir des connaissances pratiques et théoriques sur les institutions parlementaires ainsi que le rôle et le travail des députés qui m'ont incité le plus à tenter ma chance.

2. Quelles ont été les possibilités de formation, d'apprentissage et de perfectionnement professionnel qui vous ont été offertes pendant votre séjour à l'Assemblée nationale ?

Les formations offertes portaient principalement sur des sujets liés au fonctionnement de l'Assemblée nationale. Ainsi, j'ai pu approfondir mes connaissances sur le droit et la procédure parlementaire, le fonctionnement des commissions parlementaires, le protocole, les relations interparlementaires et internationales, les affaires institutionnelles, la diffusion des débats, la Tribune de la presse, la Bibliothèque de l'Assemblée nationale et les médias qui couvrent l'actualité parlementaire, et bien d'autres encore.

Le fait que les formations aient été dispensées par des professionnels attitrés et expérimentés les rendaient d'autant plus intéressantes. Par ailleurs, il a été intéressant de mettre en pratique les connaissances acquises dans mon travail avec les députés.

3. Quels ont été les faits saillants de vos jumelages auprès des parlementaires ?

J'ai particulièrement apprécié le fait d'être impliqué activement auprès des députés auxquels j'ai été jumelé, que cela ait été auprès d'un élu du parti au pouvoir ou d'un parti de l'opposition.
J'ai ainsi pu participer à des rencontres de coordination avec différents intervenants politiques, rédiger des communiqués, conseiller les députés, participer à des caucus de parti, réaliser différentes études et même proposer des suggestions de questions pour la période des questions de la Chambre.

4. Quelle a été l'expérience la plus marquante de votre passage à l'Assemblée nationale ?

Sans aucun doute, organiser et réaliser une mission exploratoire en Afrique du Sud afin de faire une analyse comparative des institutions politiques sud-africaines et québécoises. Cette expérience exigeante a requis de grands efforts pour mener à bien la mission elle-même, mais aussi pour assurer les suivis au retour en rédigeant et en déposant le rapport de mission.
Ce déplacement a permis de tenir une série de rencontres avec les intervenants politiques de différents parlements de ce pays, à Johannesburg, Pretoria et Cape-Town. Nous avons ainsi rencontré un ancien conseiller présidentiel, un ministre provincial, des représentants du Haut-commissariat du Canada en Afrique du Sud, des groupes sociaux s'occupant des droits humains ainsi que des journalistes.

Les moments forts ont été notre accueil par le bureau du premier ministre de la province du Cap ainsi que notre rôle, à titre d'observateurs internationaux, aux élections municipales sud-africaines.

5. Avec le recul, que vous a apporté ce stage dans votre cheminement professionnel ?

Le travail accompli auprès des députés m'a initié à un éventail d'outils professionnels. Mon travail actuel au ministère des Relations internationales du Québec nécessite que je rédige divers rapports, notes analytique, comptes rendus et allocutions, en plus de participer aux réunions des comités interministériels. Il ne fait aucun doute que le travail accompli auprès des députés m'a familiarisé avec un éventail d'outils professionnels que j'utilise maintenant quotidiennement.

Ce stage m'a préparé pour répondre efficacement et professionnellement aux différentes attentes des administrateurs des organisations publiques et privées avec lesquelles je devrai travailler au cours de ma carrière.

Sia Sia Morel6. Pourquoi recommanderiez-vous aux gens de s'inscrire au programme de stages parlementaires de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant ?

Ce stage m'a permis de vivre une expérience éducative, professionnelle et humaine hors du commun. Que ce soit pour connaître une expérience de travail formatrice, se créer un bon réseau de contacts ou simplement pour le plaisir, les étudiants universitaires qui s'intéressent aux affaires publiques et à la politique ne peuvent passer à côté d'une telle chance.

Ces dix mois à l'Assemblée nationale m'ont permis de connaître le Québec en profondeur sur les plans politique, social, économique et culturel : j'en garderai un souvenir impérissable.